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Technis is part of Venture Leaders China

Technis is very proud to announce its participation to Venture Leaders China 2017. We are given the opportunity to present our technology to the Chinese market.

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Official Announcement

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Une start-up technologique implique de faire de la recherche en permanence

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Une start-up technologique implique de faire de la recherche en permanence

 

C’est en 2014 que Martin Hof­mann et Wiktor Bourée réflé­chissent à la possibilité de placer des capteurs sous les lignes de terrains de tennis. Leur start-up, Technis, installée à Lausanne, est fondée en 2016, et élargit rapidement sa cible et son marché, d’abord au sport puis aux secteurs de l’événementiel et de la sécurité.

Aujourd’hui basée à Lausanne, l’entreprise emploie huit per­sonnes et vient de quitter l’EPFL pour prendre ses quartiers dans de nouveaux locaux. Spécia­lisée dans le software, elle commercialise des sols connectés qui détectent finement toutes les actions. Rencontre avec le CEO et co-fondateur de Technis, Wiktor Bourée.

 

En quoi consiste votre technologie?

Chez Technis, l’innovation est d’abord dans le software, c’est-à-dire le traitement des données. En termes de hardware, deux aspects sont im­portants: il faut de la résolution et de la préci­sion dans les capteurs, mais cela existe depuis les années 1980. Par contre, des algorithmes qui captent la donnée et la transforment en infor­mation utile, c’est bien plus récent.

Notre tech­nologie, permet, à faible coûts, d’avoir des sols multifonctionnels: nous pouvons mesurer une intrusion, de la fatigue, des chutes, une quantité de personnes dans un espace …. et cela concerne le marché du retail, du médical, des infrastruc­tures, de la sécurité … et du sport.

 

Au lancement de Technis, vous avez gagné beaucoup de concours, en quoi ont-ils été utiles?

Effectivement nous avons cumulé près de huit ré­compenses ou distinctions en peu de temps: start Lausanne en avril 2015, concours de la meilleure idée de start-up de l’EPFL et de l’Unil, concours Venture Kick 1 en juin 2015, Swiss startup award en octobre suivant. Souvent un prix entraîne un autre. Concrètement, avec l’argent gagné, nous avons pu acheter du matériel, monter notre pre­mier prototype et finalement créer notre société.

Mais pour nous, le plus intéressant face à tous ces jurys d’experts -CEO, entrepreneurs, coachs- ce sont leurs questions! Elles nous ont permis de comprendre pourquoi notre business était inté­ressant, innovant, et comment trouver du finan­cement, nous interroger, regarder les choses autre­ment.

Un investisseur m’a notamment demandé ‘que feriez-vous si je vous donnais 10 millions de francs demain’? J’ai alors réalisé que ce qui était important dans une entreprise c’était l’expé­rience: à 25 ans, on ne sait pas tout. Aujourd’hui, Technis vient de recruter un directeur commer­cial, Laurent Binetti, ancien vice-président du groupe DELL. S’entourer d’experts est essentiel pour une start-up.

 

Est-ce facile pour une start-up de recruter un sénior?

Non, ce n’est pas évident, un effort doit être fait des deux côtés. Les jeunes pensent parfois tout savoir, ils doivent apprendre à être à l’écoute. D’un autre côté, une jeune société suppose un rythme très dynamique, sans lourdeurs, fait d’adaptations hebdomadaires. Il est évident que ce mode de fonctionnement demande de savoir prendre sur soi, être souple et bien communi­quer en interne, tout en respectant la créativité de chacun.

A mon sens, une industrie peut être réactive, mais une start-up doit être proactive et ce, dans tous les domaines. Elle doit créer du neuf. L’innovation ce n’est pas optimiser l’existant mais créer une nouvelle valeur travail, de nouveaux emplois, un nouvel esprit.

 

Vous êtes passé du domaine sportif aux sols connec­tés pour le grand public, comment s’est fait ce ‘pivot’?

La première fois où nous avons marché sur notre prototype de sol connecté, cela tout de suite été une évidence: le nombre d’applications possible était plus important que le seul domaine du ten­nis. De plus nous avons vite compris qu’il s’agis­sait là d’un marché de niche. Pour autant, la bas­cule ne s’est pas faite du jour au lendemain: nous avons réalisé des analyses de marché, détecté des besoins et conclu que nous pouvions répondre à des problèmes. Il s’agit donc d’un pivot de mar­ché, pas de technologie.

 

Comment avez-vous pu consolider votre financement?

Fin 2016 nous avons bouclé un tour de finan­cement, très rapidement. Ce financement privé, conséquent, nous a permis de nous lancer dans la commercialisation de nos produits. Nous sommes une start-up technologique, ce qui im­plique de la recherche et du développement en permanence.

La R&D au départ avait été permise par la Bourse Innogrant, qui a financé le déve­loppement de notre software en 2015-2016, elle est désormais possible grâce aux investissements privés. Nous cherchons à maintenir un haut ni­veau de recherche pour conserver une forte part de valeur ajoutée dans le produit.

 

Où en est l’entreprise aujourd’hui?

Je ne souhaite pas donner de chiffres mais au­jourd’hui l’entreprise génère du cash grâce à ses clients notamment en Allemagne. Mon but est de bien réfléchir à la stratégie de l’entreprise, être sûr d’embaucher les bonnes personnes, qui resteront sur la durée, le but n’est pas de grandir trop rapidement en ne regardant que les chiffres. Il faut être rapide, tout en gardant du recul et en prenant les bonnes décisions. Si on vend du rêve, il faut assurer derrière.

 

Cet article a été rédigé par Camille Andres, journaliste indépendante pour GENILEM et publié dans l’AGEFI – Avril 2017.

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La diversification à partir du tennis

Lors d’un entretien avec l’Agefi, Wiktor Bourée, CEO de Technis, a pu aborder l’actualité et le futur proche de l’entreprise. Retrouvez son entretien.

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Cet article a été rédigé par Johan Friedli pour l’Agefi.

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