L’Etat peut amener de la visibilité

Les pouvoirs publics ne peuvent pas être sur tous les fronts mais peuvent en particulier apporter du soutien sur la scene internationale.

 

Un article écrit par Johan Friedli

 

Comment la Suisse peut-elle mieux valoriser ses start-up? Quelle place doit avoir la Confédération dans ce défi? Des questions auxquelles nous tentons de répondre avec des acteurs de la région.

«Une start-up nation, ce n’est pas un simple pays qui crée des start-up; c’est un Etat qui accompagne des entreprises pour leur réussite et leur participation directe à l’économie», explique Wiktor Bourée, directeur de la jeune entreprise lausannoise Technis – qui est active sur le marché des sols connectes.
«Le rôle de l’Etat se joue au niveau de la visibilité», estime-t-il.

A cet effet, la promotion des innovations suisses à l’échelle internationale est un élément central. Des organisations comme Swissnex et Switzerland Global Enterprise existent déjà mais il ya encore du potentiel de développement. «L’Etat a la capacité de mettre en contact, par exemple de faciliter la rencontre entre les grands groupes et les jeunes entreprises», explique Wiktor Bourée.

L’intérêt d’un pavillon suisse

Wiktor Bourée voit un grand intérêt dans la présence de pavillons suisses dans les grands événements.

«C’est un gain en notoriété pour les start-up d’être accompagnées par l’Etat. Cela permet aussi d’être associé aux qualités suisses comme la stabilité, la neutralité et l’élégance.»

Il souhaiterait même que le concept puisse être poussé plus loin avec des infrastructures fixes, des «ambassades à start-up». Elles pourraient servir de point d’attache pour les start-up qui veulent se développer sur des marchés extérieurs, à commencer par le marché européen.

Wiktor Bourée estime aussi que le soutien peut se faire du côté de l’emploi.

«Les entrepreneurs prennent des risques qui ne peuvent pas être couverts. Mais il y a des chiffres qui montrent une création directe d’emploi de la part des start-up. Dans ce cadre, l’Etat doit accompagner la partie recrutement et faciliter l’engagement.»

Certains cantons offrent de très bonnes subventions afin d’encourager l’embauche dans les jeunes entreprises. Des efforts sont aussi effectués en matière de facilité administrative et de fiscalité, estime le jeune entrepreneur.

Développement rapide

Du côté de l’entreprise, Wiktor Bourée ne voit plus Technis comme une start-up. La jeune entreprise a désormais de nombreux clients en Suisse, principalement sur l’Arc lémanique. Elle se développe notamment dans la region parisienne et en Suisse alémanique. «Nous avons entre autre participé au salon de la construction Swissbau avec des commandes qui sont venues directement après», explique-t-il.

L’année 2018 sera l’occasion d’une levée de fonds afin de travailler sur le développement et la croissance de l’entreprise qui s’est déjà stabilisée avec sa clientèle actuelle. Le montant recherché ne sera pour le moment pas annoncé.

«Nous voulons maintenir une position de leader dans le domaine des sols connectés», annonce Wiktor Bourée.

Technis emploie actuellement 14 collabo­rateurs et l’entreprise grandit vite; il est certain que l’équipe devra encore grandir à court terme.

Cet article a été rédigé par Johan Friedli pour l’Agefi.

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